Gare de Philadelphie, 1923. La jeune Hattie arrive de Géorgie en compagnie de sa mère et de ses soeurs pour fuir le Sud rural et la ségrégation. Aspirant à une vie nouvelle, forte de l'énergie de ses seize ans, Hattie épouse August. Au fil des années, cinq fils, six filles et une petite-fille naîtront de ce mariage. Douze enfants, douze tribus qui égrèneront leur parcours au fil de l'histoire américaine du XXe siècle. Cette famille se dévoile peu à peu à travers l'existence de ces fils et de ces filles marqués chacun à leur manière par le fort tempérament de leur mère, sa froide combativité et ses secrètes failles.
Les Douze Tribus d'Hattie, premier roman éblouissant déjà traduit en seize langues, a bouleversé l'Amérique. Telles les pièces d'un puzzle, ces douze tribus dessinent le portrait en creux d'une mère insaisissable et le parcours d'une nation en devenir.

Tout à la fois saga familiale à travers laquelle se dessine l'histoire des noirs américains, portrait d'une femme écorchée et mal-aimée, découverte des liens unissant cette mère et ses enfants pour le meilleur et le pire... J'ai beaucoup aimé.

 

Iris Baudry est photographe de l'identité judiciaire. Disponible nuit et jour, elle est appelée sur des scènes de crime pour immortaliser les corps martyrisés des victimes. Iris est discrète, obsessionnelle, déterminée. Elle shoote en rafales des cadavres pour oublier celui de son fils, sauvagement assassiné onze ans auparavant. Mais une nouvelle affaire va la ramener au coeur de son cauchemar : dans cette ville maudite où son fils a disparu, là où son croque-mitaine de mère garde quelques hideux secrets enfouis dans sa démence, là ou sévit un tueur en série dont la façon d'écorcher ses victimes en rappelle une autre. La canicule assèche la ville, détrempe les corps et échauffe les esprits, les monstres se révèlent et le brasier qu'Iris croyait éteint va s'enflammer à nouveau dans l'objectif de son reflex.

Regarder et analyser, mais toujours derrière l'objectif protecteur de l'appareil photo. Iris est photographe pour l'identité judiciaire et immortalise les scènes de crimes et les victimes pour mieux oublier ses propres cauchemars. Mais un appel fait tout basculer, et sous la chaleur exténuante d'un été caniculaire les ombres vont la rattraper. Maud Mayeras, servie par une plume adroite, nous mène ou elle veut... dans  l'enfer des relations humaines.





Les filles sont partout dans ce roman. Elles mènent la danse. De New York à Paris, de la Bourgogne à Londres ou à Miami. Des filles qui inventent, s enflamment, aiment. Des filles qui se battent pour la vie. Et les hommes ? Ils sont là aussi. Mais ce sont les muchachas qui dansent, dansent, dansent. Elles font voler les destins en éclats. Et ça n en finit pas !

La suite des trois autres... Bof.

 

couverture

L'homme qui prend la parole se souvient de sa jeunesse, pas si lointaine. L'été de ses dix-huit ans, il se retrouve seul avec son père dans la maison de vacances de son enfance, quelque part au bord de l'Atlantique. Le père, homme d'affaires sûr de lui et de son charme, ignore que l'y attend un huis clos étouffant. Car la fatalité s'acharne parfois sur certains lieux comme s'ils étaient hantés par le désespoir de ceux qui les ont habités. Et le présent se charge de déterrer les contentieux du passé et de raviver les chagrins inconsolés. Père et fils pourraient dépasser le ressentiment, l'incompréhension mutuelle et peut-être leur rivalité inconsciente, mais, dans la torpeur de juillet, aucun ne fait l'effort. Et lorsqu'apparaît une jeune femme trop séduisante, affublée d'un mari trop confiant, le drame peut se nouer. Terrible, sans concession, le nouveau roman de Philippe Besson sonde les relations psychologiques tendues entre deux personnalités aux antipodes : un fils écorché vif, gardien de la mémoire d'une disparue, et son père, parangon d'égoïsme. Le récit bascule peu à peu de la légèreté dans la férocité, du marivaudage dans la cruauté. L'auteur excelle à disséquer dans les moindres détails ces situations en apparence anodines qui procèdent pourtant d'une logique inéluctable, échappant à la volonté même des personnages. Philippe Besson aime aussi les hommages aux auteurs qui l'ont marqué. Et il y a là comme un parfum de Bonjour tristesse qui flotte telle une réminiscence dans l'atmosphère maritime de ce roman. Personnage à part entière, la Maison atlantique y est tour à tour refuge, sanctuaire du souvenir et siège d'une vengeance involontairement mise en œuvre par le narrateur. Elle est à la fois le théâtre et le témoin silencieux de la folie des hommes.

 Tout est dit dans le résumé sauf cette légéreté d'écriture, cette proximité qu'installe Philippe Besson avec son lecteur malgrè une atmosphère légèrement étouffante...

 

"Je suis parti en courant, tout à coup. Juste le temps d'entendre ma mère dire Qu'est-ce qui fait le débile là ? Je ne voulais pas rester à leur côté, je refusais de partager ce moment avec eux. J'étais déjà loin, je n'appartenais plus à leur monde désormais, la lettre le disait. Je suis allé dans les champs et j'ai marché une bonne partie de la nuit, la fraîcheur du Nord, les chemins de terre, l'odeur de colza, très forte à ce moment de l'année. Toute la nuit fut consacrée à l'élaboration de ma nouvelle vie loin d'ici". En vérité, l'insurrection contre mes parents, contre la pauvreté, contre ma classe sociale, son racisme, sa violence, ses habitudes, n'a été que seconde. Car avant de m'insurger contre le monde de mon enfance, c'est le monde de mon enfance qui s'est insurgé contre moi. Très vite j'ai été pour ma famille et les autres une source de honte, et même de dégoût. Je n'ai pas eu d'autre choix que de prendre la fuite. Ce livre est une tentative pour comprendre.

Beaucoup de critiques positives dans la presse, beaucoup de discussions chez les lecteurset au final un livre lu dans la soirée... donc validé ! Autobiograhique certes, un jeune romancier qui cherche encore son style sûrement, mais une histoire crue et prenante.

 

A dix-sept ans, il paraît qu'on n'est pas normal si l'on passe ses soirées dans la bibliothèque de son lycée. Pourtant, je ne suis pas la seule à aimer étudier dans l'enceinte du prestigieux lycée d'Edimbourg, cette antique bâtisse peuplée d'ombres et de mystères. Car aujourd'hui, dans la salle de lecture, j'ai aperçu le plus beau garçon du monde plongé dans un vieux livre. Grand, la peau claire, il ressemblait à l'un de ces guerriers celtes que toute l'Europe redoutait au Moyen Age.
Or, en prêtant à ce garçon des origines aussi lointaines, je ne me suis pas trompée...

Histoire d'amour chez les revenants, rien d'extarordiniare.

 

Claire, une jeune fille solitaire et souvent livrée à elle-même, se glisse un jour dans une décharge laissées à l'abandon au fond de son jardin. Soudain, au milieu de toutes sortes de vieux objets hétéroclites, un vif éclat de lumière l'éblouit. Il provient d'un miroir brisé en forme d'étoile irrégulière. Le miroir est magique et le monde qu'il reflète tellement plus beau que celui dans lequel elle vit. Et si les rêves avaient le pouvoir de changer le monde ?

Une jolie fable, peut-être un peu trop...

 

Brochettes à gogo

Harry accompagne son oncle Tristam chez sa petite amie Belle de Jour, qui vit sur une île. Coupé du monde pour une durée de sept jours, sans ordinateur ni télé, Harry découvre la vie sur cette île où tout le monde porte la barbe, qui s'avère moins ennuyeuse que prévu. Il entreprend de longues promenades et goûte aux terrines d'orties et aux beignets de pissenlits.

Savoureux. Anne Fine s'amuse et nous aussi. Situations extravagantes et personnages farfelus sont au rendez-vous !

 

 Mathis et Aurore Petit - Une aventure de Dolorès Wilson Tome 1 : Panique au Mini-Market.   Mathis et Aurore Petit - Une aventure de Dolorès Wilson Tome 2 : Hypnose au château.

Dolorès Wilson, super-héroïne aux mille métiers !  
Aujourd’hui, repos pour Dolorès. Son programme : se ravitailler en Petits Mous, ses gâteaux préférés, et regarder la télé avec son chien Doug. Mais le destin en a décidé autrement. Yéti, habituellement doux comme un agneau, s’est transformé en un monstre terrifiant et sème la terreur dans les rayons du Mini-Market. N’écoutant que son courage, Dolorès se prépare à l’affrontement...
Aujourd’hui, Dolorès est livreuse. Sa mission : transporter un mystérieux paquet en plein cœur de la Zone, un territoire très dangereux. Elle embarque donc dans sa Fita 600 avec son chien Doug, dont le flair hors pair n’a d’égal que son appétit légendaire. Mais la route est semée d’embuches : après une attaque de lombrics géants, une voix étrange se met à résonner dans le colis suspect… Amis des vampires, accrochez-vous !

Un régal ! Drôle, moderne, décalé... Dolorès Wilson est prête à tout !

 

    

T.1 Enid - Les Quatre sœurs sont en réalité cinq : Enid, Hortense, Bettina, Geneviève et Charlie Verdelaine, âgées de 9 à 23 ans. Leurs parents sont décédés dans un accident de voiture deux ans avant le début de l’histoire. Pas facile pour Enid, la plus jeune à laquelle ce premier tome est consacré, de faire sa place dans cette maison où la vie quotidienne est toujours une aventure. D’autant qu’un fantôme rôde autour de la Vill’Hervé… Enid et son meilleur ami Gulliver effectuent secrètement des recherches souterraines dans le jardin de la maison…
T.2 Hortense - Dans ce tome, il est question d’Hortense, de sa timidité, de son journal intime dont elle nous livre des extraits, et surtout de la pièce de théâtre à laquelle elle participe. Elle va faire la connaissance de Muguette, petite fille très malade, drôle et courageuse, qui deviendra sa meilleure amie. On suit également les autres sœurs au travers des amours de Bettina et de Merlin, le livreur de surgelés, Geneviève qui continue ses cours de boxe thaïe, et Charlie qui ne cesse de se battre avec la chaudière en panne.

Adaptation réussie de la chaleureuse quadrilogie de Malika Ferdjoukh, à mettre absolument  entre toutes les mains des lectrices de  10 à 100 ans ! On y retrouve la famille Verdelaine, ses amours, ses tracas et aventures joliment croqués par Cati Baur.