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Quatrième de couverture
Cette nuit-là, dit-elle lentement, Lina a vu passer l’Armée furieuse.
- Qui ?
- L’Armée furieuse, répéta la femme à voix basse. Et Herbier y était. Et il criait. Et trois autres aussi.
- C’est une association ? Quelque chose autour de la chasse ?
Madame Vendermot regarda Adamsberg, incrédule.
- L’Armée furieuse, dit-elle à nouveau tout bas. La Grande Chasse. Vous ne connaissez pas ?
- Non, dit Adamsberg en soutenant son regard stupéfait.
- Mais vous ne connaissez même pas son nom ? La Mesnie Hellequin ? chuchota-t-elle.
- Je suis désolé, répéta Adamsberg. Veyrenc, l’armée furieuse, vous connaissez cette bande ? La fille de Mme Vendermot a vu le disparu avec elle.
- Et d’autres, insista la femme.
Un air de surprise intense passa sur le visage du lieutenant Veyrenc. Comme un homme à qui on apporte un cadeau très inattendu. - Votre fille l’a vraiment vue ? demanda-t-il. Où cela ?
- Là où elle passe chez nous. Sur le chemin de Bonneval. Elle a toujours passé là.
- La nuit ?
- C’est toujours la nuit qu’elle passe.
Veyrenc retint discrètement le commissaire.
- Jean-Baptiste, demanda-t-il, vraiment tu n’as jamais entendu parler de ça ? Adamsberg secoua la tête.
- Eh bien, questionne Danglard, insista-t-il.
- Pourquoi ?
- Parce que, pour ce que j’en sais, c’est l’annonce d’une secousse. Peut-être d’une sacrée secousse.
Nul doute que la fratrie « maudite » du village normand rejoindra la galaxie des personnages mémorables de Fred Vargas. Quant à Momo-mèche-courte, il est le fil conducteur de la double enquête que mène ici le commissaire Adamsberg, confronté à l’immémorial Seigneur Hellequin, chef de L’Armée furieuse.

L'homme de la maison a fêté son anniversaire il y a peu, et oh, dans ses présents, le dernier Vargas... L'homme de la maison a juste eu le temps de le feuilleter avant de se le faire subtiliser !

Pour peu de temps je vous rassure, l'objet du délit a retrouvé sa place sur sa pile de livres à lire car en deux petits soirs (et encore c'est parce que je suis raisonnable, et en tant que mère-de-famille-qui-se-lève-tôt-mais-pas-parce-qu'elle-aime-ça je me couche tôt) il fut humé, siroté, savouré, dégusté, bref apprécié !
Je crois que je vire en fan inconditionnelle, mais que voulez-vous, j'aime ses personnages un peu bancals et leurs caractères étonnants, ses dialogues décalés et ciselés, ses intrigues flottant entre mythe et réalité. On lit Vargas comme on lit un conte, et on y croit !